OVH Mutualisé – Mise à jour Nextcloud 18.0.4

Un nouvel article traitant de la mise à jour Nextcloud. Cette fois, je passe de la version 17.02 à la toute dernière 18.04.

Si vous avez suivi les précédents article, vous avez sûrement lu celui qui traitait de la mise à jour vers 17.02

Je vais développer la méthode pour plus de clarté – un jeux d’enfant en fait.
Il s’agit cette fois d’un saut direct en 18.0.4 en adoptant toujours la même méthode « à l’ancienne », c’est à dire à la main.

Voici les étapes :

  • Récupérer l’archive Nextcloud : ici la version 18.0.4
  • Le transférer à la racine de votre hébergement (pour ma part, j’utilise FileZilla pour plus de convivialité)

Sauvegardons nos fichiers – avec FileZilla 🙃
Je mets donc au chaud mon fichier de configuration Nextcloud et un « .htaccess » (voir article traitant de l’entête Strict-Transport-Security)

  • ./nextcloud/config/config.php
  • ./nextcloud/.htaccess

Ceinture/bretelles, je sauvegarde aussi le répertoire nextcloud. Cette fois en ssh avec un petit « tar cvf nextcloud-sos.tar nextcloud ». Par habitude je le conserve jusqu’à la prochaine mise à jour.

  • Conservons notre terminal ssh
  • cd nexctloud (pour accéder à l’interpréteur de commandes « occ »)
  • php occ maintenance:mode –on
  • cd .. (on revient à la racine de l’hébergement pour supprimer le répertoire nextcloud (IMPORTANT)
  • rm -r nextcloud
  • unzip nextcloud-18.0.4.zip (L’archive est bien faite – son extraction va créer le nouveau répertoire nextcloud)
  • Recopier les fichiers précédemment sauvegardés
  • cd nextcloud (toujours pour accéder à l’interpréteur de commandes « occ »)
  • php occ upgrade (le script de mise à jour est lancée)

Tout s’est bien passé …

Déroulement du script de mise à jour – il gère tout seul les compatibilités avec les applications.

Lancement de la mise à jour.

Vous remarquerez que l’une des applications détectée comme « incompatible » est celle qui correspond à l’authentification à 2 facteurs que certains de mes utilisateurs ont activée. Il m’a suffit de la ré-installer après la mise à jour (page d’administration des applications).

La fin de l’exécution – Mise à jour réussie, mode maintenance à « off ».

Fin de la mise à jour.

Vous pouvez maintenant vérifier vos application et réaliser quelques réglages si besoin.
Pour l’instant, je n’ai pas encore rencontré de dysfonctionnement liés à un changement de version – pourvu que cela dure 😀.

L’entête Strict-Transport-Security

Dans le chapitre « Traitement des messages d’erreur », voici un autre classique simple à traiter sur votre hébergement.

Comme je l’ai déjà expliqué sur un article précédent, vous vérifier vos message d’erreur sur la console d’administration NEXTCLOUD.

Le message suivant … avec sa solution (aide Nextcloud)

L’en-tête HTTP « Strict-Transport-Security » n’est pas configurée à au moins « 15552000 » secondes. Pour renforcer la sécurité, nous recommandons d’activer HSTS comme décrit dans nos conseils de sécurisation ↗.

Vous allez donc éditer votre « .httacess » pour y ajouter la ligne suivante 😀 et le tour est joué. Le fichier se situe dans le répertoire « nextcloud ».

Header always set Strict-Transport-Security « max-age=15552000; includeSubDomains; »

OVH mutualisé – migration Nextcloud 17.0.2

La version de Nextcloud 17.0.2. vient de sortir … je n’ai pas résisté longtemps à tenter la mise à jour depuis l’updater.
Cela fonctionne parfaitement sur un serveur perso « à la maison ». Par contre, sur un hébergement mutualisé, pas question.
Dans l’absolu, cela est normal. L’environnement est bridé et le script bloc sur différentes phases – le backup, le téléchargement …

La solution : A l’ancienne 😃
Rassurez-vous ce n’est pas si compliqué que cela (à condition d’avoir un accès ssh, tout de même). Je vais tenter le tuto.

  • Sauvegardez les fichiers importants : config.php (dans nextcloud/config), et tous les fichiers que vous auriez pu stocker dans le répertoire « nextcloud » (on ne sait jamais).
  • Pour ma part, j’ai modifié le fichier .htaccess, donc je le sauvegarde aussi.
  • récupérer le package Nextcloud concerné : https://download.nextcloud.com/server/releases/nextcloud-17.0.2.zip et le transférer (ssh ou ftp) sur le répertoire racine de votre hébergement.
  • Connexion ssh sur votre hébergement, dans le répertoire nextcloud
  • Passer en mode maintenance : php occ maintenance:mode –on
  • remonter sur le répertoire racine et extraire l’archive nextcloud :
    unzip nextcloud-17.0.2.zip
  • On recopie nos fichiers précédemment sauvegardés – surtout le fichier « config.php » : cp config.php ./nextcloud/config/.
  • Dans le répertoire nextcloud : php occ upgrade
  • Si tout se passe bien, la dernière ligne de message vous indique que la migration est terminée et que nextcloud est prêt (le mode maintenance est même sur off) – Vous pouvez vous connecter.
Copie d'écran vue d'ensemble NEXTCLOUD

Bon, il y a quelques messages d’erreur, mais rien de méchant – je vais creuser – RTFM.
Une première piste pour le classique « memcache » non configuré, un article est dédié à ce sujet.

PHP sur mutu OVH

Cet article est très orienté « Nextcloud » et sur l’impact évident de la configuration de PHP sur le fonctionnement de l’application.

Certes, un mutualisé OVH – aka mutu OVH – est bridé, puisque « mutualisé ».
Jusque-là, rien d’étonnant.

Néanmoins, il est possible de modifier les variable listées dans phpinfo en travaillant sur un fichier « .user.ini » que vous placerez à la racine de votre site.
Nous voilà bien.

Première étape, créer un fichier « phpinfo.php » pour avoir une idée plus précise de ce que l’on va pouvoir tuner – je vous laisse chercher le tuto qui va bien pour cela.

Rapport de version php

Pour Nextcloud (du moins pour la version actuelle – 17.x.x) cela ne nous servira pas à grand chose. Du moins pour ce que connais de l’application. Le lecteur averti que vous êtes me contredira sûrement – je l’espère d’ailleurs, c’est comme cela que l’on apprends 🙂.

Chez OVH, 2 modes sont possibles : Le moteur « php » et « phpcgi » qui désactive FPM – Pas terrible, mais permet à Nextcloud de fonctionner correctement.

Configuration PHP chez OVH

Données personnelles

On nous parle de données personnelles, de quoi s’agit-il ?

Nous utilisons tous de plus en plus les services du CLOUD – sans même nous en rendre compte. Les réseaux sociaux communément utilisés maintenant ne sont en fait que des applications qui stockent nos données personnelles.

Elles ne sont pas sensibles me direz vous – mais pour les compagnies qui récoltent nos données elles sont de l’or, notre or. Ces compagnies ne sont-elles pas les plus riches de la planète ?

Elles leur permettent de tout savoir sur nous et d’orienter insidieusement nos choix. Vous avez tous remarqué que notre activité sur internet est tracée à des fins purement commerciales. Enfin, nous l’espérons tous – rappelons nous comment les équipes de Trump ont manipulé les opinions pour le faire élire 🙃

Pour limiter la casse, je pense que nous devons avoir cette conscience et faire tous les jours de petits gestes pour diminuer notre surface d’exposition.

A lire : https://nextcloud.com/fr_FR/yourdata/

C’est pour cela que j’ai fait le choix de maîtriser l’endroit où je stocke mes fichiers personnels.

  • Un hébergement extérieur à mon domicile pour limiter les risques de panne matérielle, cambriolage, incendie …
  • un hébergement dans un datacenter situé en France (sécurité) et basé sur une solution OPEN SOURCE (libre de droits) simple à mettre en oeuvre, performante, évolutive et dotée d’une couverture fonctionnelle importante (Nextcloud)

Une erreur sur le cache mémoire

Après l’installation ou la mise à jour de NEXTCLOUD, je vous conseille de toujours vous rendre sur la page d’administration de NEXTCLOUD pour vérifier les messages d’erreur et trouver des solutions.

Cette page se situe dans la section « Vue d’ensemble » du menu d’administration.

Un classique :
Aucun cache mémoire n’est configuré pour PHP, pas de panique. Voici la solution (bien documentée sur le site Nextcloud)

Ajouter la ligne ci-dessous dans votre fichier de configuration Nextcloud : config/config.php

'memcache.local' => '\\OC\\Memcache\\ArrayCache',

Vous rechargez la page d’administration et tout est rentré dans l’ordre.

Nextcloud, c’est quoi ?

Nextcloud pour faire simple, c’est une application qui vous permet de gérer tout un ensemble de données (fichiers, photos, média …). Elle se présente sous la forme d’un site internet comportant une multitude de possibilités d’organisation et d’applications annexes pour vous faciliter la vie.

https://nextcloud.com/

Vue dossiers/fichiers sur nextcloud

La cerise sur le gâteau … elle dispose d’un client de synchronisation de vos fichiers. Ce client est disponible sur toutes les plateformes connues : Windows, MAC, et évidement sur vos mobiles Androïd ou Apple.
Vous l’avez compris, vous pouvez emporter avec vous toutes vos données, les partager et les enrichir.

Nextcloud sur un mutualisé OVH

Comment installer un serveur Nextcloud sur un hébergement mutualisé OVH

Mon expérience …

Une remarque importante, vous ne trouverez pas beaucoup de littérature sur le sujet, étonnant ? je ne sais pas – mais bon, ne nous arrêtons pas là.

  • Le choix de l’hébergement : pro2014 – le premier « moins cher » permettant l’accès SSH – indispensable pour plus d’efficacité dans l’administration.
  • Dans la rubrique « multi-domaine », créer un sous-domaine. C’est plus simple ensuite pour isoler votre serveur nextcloud et plus sexy au niveau de l’URL.
    A noter que dans ce cas, le chemin d’installation se trouve dans un répertoire qui porte le nom de votre sous-domaine (dans mon cas, « nextcloud.mondomaine.fr » – le répertoire est « nextcloud »).
  • Configurer l’hébergement : PHP 7.2, en mode PHPCGI – production, pas de pare-feux applicatif pour l’instant. Je ferai un article plus tard pour expliquer ce choix de « PHPCGI »
  • Créer votre base de données (MySQL dans la version proposée par OVH – tout va bien)
  • Les bases sont là, passons aux choses sérieuses : Récupérer la dernière version stable de nextcloud (https://nextcloud.com/install/#instructions-server) et déposez-la à la racine de votre hébergement (via ftp ou ssh).
  • Connecté en ssh, à la racine vous décompressez l’archive ZIP de nextcloud (unzip nextcloud-17.0.1.zip par exemple). La base de l’archive est « nextcloud » vous comprenez pourquoi j’ai choisi ce non de sous-domaine :-).
  • Avant d’aller plus loin : Planifiez bien votre installation, l’installateur va vous demander un nom d’utilisateur administrateur de l’application, les informations de connexion à la base de données précédemment créée …
  • Dès que votre SSH est activé, vous pouvez lancer dans votre navigateur l’URL du site « nextcloud » – https://nextcloud.nondomaine.fr. Le lancement de l’installation nextcloud est activé.
  • Vous n’avez plus qu’à fournir les informations demandées et le reste va suivre simplement.
  • A vous de jouer avec Nextcloud. Vous voici maintenant avec un hébergement d’une capacité de 250 Go et une application aboutie qui va vous permettre de profiter à tout moment de vos données. Pour les plus avertis, les fonctions de partage et de création d’utilisateurs pour la famille vont vous combler.